TECHNOPTIMISM
Future is great™

Religions

PRÉAMBULE - Pourquoi une page sur les religions

Nous n'avons aucunement la prétention d'imposer aux gens ce qu'ils doivent penser: le technoptimisme est ouvert à tout individu désirant contribuer au développement technologique en vue de l'éradication des pires causes de notre mortalité, qu'il soit adhérent à une croyance religieuse où non.

Cependant, les religions sont comme nous allons le voir, constituantes inévitables mais résignées d'un monde où la mortalité est un phénomène effroyablement cruel et incontrôlable.
Le technoptimisme ayant pour objectif de dépasser le stade de notre humanité mortelle accommodée à l'idée de mort, il redéfini les fondations et priorités en vue d'une éradication urgente de la vieillesse et des maladies, par le développement orienté de technologies bénéfiques.

Sans être issue d'une volonté antagoniste, le technoptimisme est cependant structurellement et spontanément divergeant de la manière dont les structures religieuses expliquent et justifient le monde. C'est ce contraste que nous avons jugé nécessaire de développer sur cette page afin que chacun puisse se forger une opinion et (re)définir ses priorités.

INTRODUCTION - Dépasser le schéma religieux

Il est vertigineux de réaliser la cruauté insupportable du monde dans lequel nous vivons : nous avons conscience de notre fin inéluctable qui se fera bien souvent dans la souffrance. Nous voyons notre corps se dégrader et s'enlaidir au fil des ans, nos facultés diminuer, nous sommes affligés de maux chroniques et nos proches ainés disparaissent sous nos yeux impuissants les uns après les autre. Et pourtant, nous nous sommes "habitués" tant bien que mal à vivre dans ce monde. La faculté de l'être humain à s'habituer au pire est remarquable. Des individus peuvent naître sous les pires régimes politiques qui soient, et n'ayant jamais rien connu d'autre, ils finiront par y rythmer leur vie et supporter l'insupportable jusqu'à leur mort ou jusqu'à ce qu'ils en aient suffisamment marre pour faire une révolution.
La religion est constituante intégrante et inéluctable de ce monde où l'espérance de vie dépasse rarement 90 ans.

C'est un autre monde que le technoptimisme espère contribuer à bâtir: un monde où l'espérance de vie volontaire serait quasiment illimitée. Il y a donc nécessairement des différences entre les deux conceptions: celle d'un système intégrant, justifiant la mort, et celle d'un système ayant pour but avoué son éradication et par conséquent le rejet des promesses de paradis, de réincarnation ou de toute autre construction de cautionnement.

Le technoptimisme n'encourage cependant pas d'intolérance contre les religions car les religions "apaisent" finalement, le psychisme humain redoutant la confrontation de la désintégration inéluctable qui nous attend au bout de l'atroce système dans lequel nous vivons. Car c'est bien de cela qu'il s'agit: toutes les religions sont fondées sur l'inconnu de la mort qu'elles tentent de rationaliser. Mais les religions et les rapports qu'elles entretiennent avec la mort n'ont de sens que si la mort garde son caractère inévitable. Les fondements religieux sont incompatibles avec ne serait-ce que l'idée, l'evocation que la mort puisse perdre de son caractère inexorable (grâce au développement technologique par exemple....). Pourquoi ? Parce-que si on concède l'idée que la mort puisse être évitée DEMAIN, elle n'en devient que plus douloureusement injuste et insupportable AU PRÉSENT: tous les paradis religieux justificateurs ne soutenant pas la compétition avec la perspective irrésistible d'une vie biologique perpétuelle, subversivement plus rassurante. Les religions ont intégré la mort dans un schéma vétuste, qu'il serait bon aujourd'hui de dépasser en enlevant à la mort ce caractère inexorable.

Ce n'est donc pas tant l'aspect temporel des religions qui nous préoccupe ici. Les religions ont certainement élevé des groupes d'individus à un niveau fédérateur de principes.... elles ont su motiver créations artistiques et spiritualité. Mais elles ont aussi cultivé la haine, favorisé les conflits et les massacres. Cette balance de conséquences est un sujet à part entière qui n'est pas notre objet. Les questions qui nous préoccupent ici sont d'ordre intemporel: les religions apportent elles une explication crédible à notre monde ? Et surtout, sont-elles à la hauteur de leur prétention à nous expliquer ce qu'il y aura après la mort ? Les informations dogmatiques qu'elles nous livrent sont-elles dignes de confiance où sont-elles des leurres ?
La volonté de préserver la continuité de sa vie, pousse le technoptimiste à s'interroger sur ces questions et à explorer les réponses proposées par les dogmes.

ANALYSE DU PHÉNOMÈNE RELIGIEUX

UN PHÉNOMÈNE INÉLUCTABLE DE DÉPENDANCE
Contrairement à ce que certains pensent..... les religions sont en fait des tentatives de rationalisations. Elles contiennent foultitude de conceptions irrationnelles certes, mais la démarche est à la base rationnelle. Les humains ne supportent finalement pas l'irrationnel. Comment expliquer le monde ? Pourquoi sommes nous là. Pourquoi mourir ? Qu'y a il après la mort ? A ces questions les religions ont voulu apposer des causes et des conséquences.... elles ont voulu donner un sens à l'incompréhensible, à inacceptable, et ce faisant, ont littéralement inventé des comptes à dormir debout, pour apaiser les esprits humains terrorisés par l'idée d'une mort certaine.
Ainsi, les religions ont crée une drogue conceptuelle: l'humain a mal de mourir, cette idée le terrifie, alors il injecte dans son cerveau un produit conceptuel religieux qui va apaiser ses craintes et lui faire croire qu'il sera sauvé, et que la mort n'est pas une fin; même l'enfer devient préférable à l'inconnu.
Tentez d'ôter la substance addictive, et vous susciterez une réaction violente de manque. Cela explique en partie la violence issue du phénomène religieux: nous sommes en présence d'un phénomène de dépendance chronique pour lequel toute remise en question est perçu comme une menace de privation.

LA HAINE DE LA RAISON ET DE LA SCIENCE
Les gens interrogés à propos de la vie éternelle terrestre bien souvent déclarent vouloir mourir et ne pas souhaiter vivre éternellement et pour cause..... depuis des millénaires les religions ont bâti des échafaudages psychiques pour essayer de caser la mort et de la rendre moins inacceptable: si vous arrivez déclarant qu'un jour on pourra vivre éternellement par le progrès scientifique et technologique, vous perturbez l'édifice psychique si difficile à maintenir, et provoquez un sentiment de rejet, car vous arrivez les mains vides: vous proposez d'échapper à la mort par un moyen scientifique, mais sans solution pour l'immédiat, ce qui reste inacceptable. Le résultat serait tout différent avec une solution immédiate.
C'est le même phénomène qu'on peut observer avec des arguments rationnels contre les dogmes religieux: certaines personnes même les plus brillantes, qu'on pourrait supposer adhérer à des arguments logiques contre les croyances religieuses, s'avilissent littéralement dans l'hostilité et le rejet: votre façon rationnelle de penser est peut être indémontable et la plus raisonnable, mais vous n'apportez pas l'essentiel: en rejetant par vos arguments le concept religieux droguant, vous rejetez aussi les promesses de l'après mort et n'apportez rien pour compenser, les gens préfèrent alors croire leurs propres chimères et préserver l'état actuel des choses.
Ceci explique aussi en parti chez nombreux individus une certaine "phobie punitive" de la rationalité, des sciences et technologies: cette rationalité à qui l'on est censé pouvoir faire confiance pour résoudre les problèmes, ne trouve aucun remède ni explication à la mort... on lui préfère par dépit une plus réconfortante mais fausse rationalité religieuse ou superstitieuse, qui elle, est intouchable car hors d'atteinte de la raison par ses promesses hors de portée d'expérimentation. Dès lors, il est souvent considéré comme "bien" de "croire", en n'importe quoi si il le faut l'essentiel étant d'être "spirituel", mais il est "mal" d'avoir une vision systématique de notre monde; cette vision scientifique ne pouvant déboucher subrepticement qu'au douloureux divorce des illusions réconfortantes.

Un des grand challenge du technoptimisme est là: faire prendre conscience au plus grand nombre qu'un effort technologique global et concerté est plus souhaitable à long terme qu'une illusion rassurante apportant une fausse solution à un vrai problème: la dégradation biologique conduisant à la disparition de l'individu.

L'avancée technologique est inéluctable et n'a jamais cessé entendons nous bien. L'humanité poursuit sa course, et rien ne semble pouvoir arrêter sa marche vers le progrès technologique.
Nous voulons simplement accélérer le processus.

DISPARITION DES RELIGIONS

Il est vain et non souhaitable de "lutter" pour la disparition des religions: cela est peine perdu tant que nous serons soumis à la mort biologique, et il faut éviter de donner prise à l'intolérance.
Les religions, et à travers elles, l'apprivoisement de la mort qu'elles proposent, sont nécessaires au monde pour supporter la dévastatrice pertes des proches aimés qui illustre les différentes étapes de notre disparition programmée.

Les religions, s'effritent au fur et a mesure de l'avancée du progrès technologique, et s'effondreront quand on pourra substituer à cette drogue psychique anti-mort, une réelle solution permettant de stopper les ravages de l'age, de la maladie et leurs conséquences.

LES DOGMES RELIGIEUX

Le courant technoptimiste a construit son avis sur les religions, à partir d'éléments de réflexion, à notre sens redhibitoires, incitant fortement toute personne douée de raison à rechercher solutions à ses problèmes et sens à sa vie ailleurs que dans le dogmatisme religieux.
Voici certains de ces éléments de réflexion. Ils ne sont pas nombreux mais creusent un gouffre inévitable incitant à un fort scepticisme envers ces dogmes:

A. De nombreuses religions contradictoires

On dénombre plus de 4000 religions [1]. Dans la quasi totalité des cas, la religion d'un individu est établie en fonction de son lieu de naissance, rare sont les changements spontanés de religion. Un individu né dans un pays hindouiste par exemple, ne choisira pas sa religion raisonnablement, mais adoptera celle que vont lui inculquer ses parents et qu'il gardera jusqu'à sa mort. Un individu né en Italie a de forte chances d'être catholique. C'est un peu comme une loterie en somme.... et l'attribution d'une religion s'impose en fonction de critères géographiques et d'hérédité culturelle.
Les religions ont ceci de particulier du fait qu'elles prétendent expliquer le "pourquoi" de notre monde, servent de moyen de communication avec une puissance supérieur dans le but de préparer ce qui se passera après notre mort.
Le problème...... très gros problème..... est que ces religions ont pour la plupart des explications totalement en contradiction les unes avec les autres et donc ne peuvent pas êtres simultanément vraies dogmatiquement parlant.

Voici une très modeste liste de quelques duo de contradictions entre divers religions. Les exemples sont volontairement tirés des religions les plus rependues..... les variations entre les 4000 religions sont légions et c'est une encyclopédie qu'il faudrait pour établir les divergences irréductibles:

Des contradictions sur la validité des prophètes et donc de leurs messages:
- Les chrétiens prétendent que Jésus est le prophète annoncé par l'ancien testament / Les juifs affirment le contraire.
Ceux qui ont tort sont condamnés.

-Des contradictions sur le nombre de divinités:
L'hindouisme est une religion polythéiste / Judaïsme et Islam sont strictement monothéistes. Le Dieu monothéiste jaloux réserve le pire sort aux adorateurs de faux dieux.

-Des contradictions sur l'origine du monde:
Pour le judaïsme et le christianisme, le monde est crée en 7 jours à l'issu desquels Dieu se "repose". Il créa les cieux, la terre, la lumière, le ciel, puis sépara les eaux de la terre avant d'y ajouter les êtres vivants dont l'Homme à son image. Pour le jaïnisme, il n'y a pas de processus de création car il est impossible de créer de la matière à partir de rien: tout était déjà là "avant", depuis toujours, même les âmes humaines.

-Des contradictions sur l'après mort:
Christianisme et Islam nous informent d'un paradis ou d'un enfer éternel. La religion Sikh et l'hindouisme croient en la réincarnation, alors que le taoïsme explique qu'en fait la vie est indissociable de la mort et qu'il s'agit juste d'un changement d'état.

Alors, qui a raison, qui a tort ? Cette interrogation n'est pas un avis camouflé, mais un questionnement objectif et légitime. Et il n'est pas question d'interprétation erronée, de symbolisme ou d'hyperbole: les dogmes ont un caractère précis, fondateur voir factuel, sur lesquels sont édifiées les religions et dont elles tirent leurs légitimités.
Les religions proposent quand même d'expliquer ce qui va arriver après votre mort, et dans certains cas, vous donne la méthode pour influencer sur ce dénouement.... rien que ça. On comprend dès lors, que la validité du concept initial soit capital, hors, il est impossible de concilier des dogmes conceptuellement opposés, d'où un problème considérable: une majeur partie de l'humanité est inéluctablement dans l'erreur, car chaque religion est de toutes façon minoritaire par rapport à la population globale. Ainsi, aussi grande et sincère que puisse être la foi du croyant en son dogme... il y a grande chance que cette foi soit investie dans un trompe l'œil. La foi seule, ne suffit pas à établir la moindre authenticité à son objet. Le religieux est pourtant persuadé que sa religion est la "vraie", celle porteuse de la vérité, celle qui dans certains cas va lui permettre d'influencer sur son après mort. Tout dogme contradictoire devenant une anti-thèse, il n'est pas étonnant de constater les ravages inter-religieux de par le monde. Nous pensons qu'il est souhaitable de dépasser ce stade, où, chacun est certain de sa vérité divine, considérant l'autre croyant et son dogme avec condescendance au mieux, haine dans le pire des cas.

Si une religion admet ne pas "croire" les dogmes de centaines d'autres religions, elle devrait se poser la question de savoir si les arguments qu'elle considère légitime pour invalider les autres dogmes, ne peuvent pas également s'appliquer à elle même. Car dès lors que les religions se réfugient dans l'irrationnel, la raison ne peut les départager, et une religion ne peut donc pas honnêtement prétendre êtres plus vraie qu'une autre. Chacun peut inventer n'importe quoi et prétendre l'objet de sa foi comme "vrai", ce qui conduit a un phénomène infantilisant où on finit par croire à ses propre chimères.

Note: nous n'avons volontairement pas fait références aux religions antiques comme la religion égyptienne, grecque ou sumérienne etc etc. Ces religions ne sont plus prise au "sérieux" aujourd'hui.... pourtant, leurs dogmes ne sont pas plus absurdes que les dogmes des religions actuelles . Ces religions antiques sont bien entendu, elles aussi, lourdement en contradictions avec les principales religions vivantes.... mais le polythéisme de l'époque favorisait sans doute une tolérance supérieure: il suffisait d'ajouter des nouvelles divinités au panthéon pour coïncider avec les religions d'autres peuples. Le polythéisme semble avoir un caractère moins exclusif, moins totalitaire que le monothéisme.

B. L'existence de Dieu, une hypothèse affirmative peu probable

L'existence de Dieu, ou de tout dogme religieux, sont des hypothèses affirmatives.
Pour être tout à fait honnête intellectuellement, nous admettons qu'aucune hypothèse affirmative ne puisse être totalement nulle (ni absolue), par conséquent, nous admettons une probabilité non nulle en ce qui concerne l'existence de Dieu ou des dogmes.

Ce qui nous préoccupe alors, c'est d'estimer ce taux de probabilité. Est-il plus probable que Dieu existe, ou qu'il n'existe pas ?

Tel est l'exercice auquel nous allons nous livrer.

Pour cela, nous avons établi un tableau dans lequel nous pouvons classer toute hypothèse affirmative, en fonction des moyens que nous avons pour la vérifier et l'estimer.
Plus nous sommes dans un groupe haut classé du tableau, plus nous avons de moyens pour mesurer la probabilité d'une hypothèse affirmative.
Le tableau se lit horizontalement; tous les concepts alignés sont associés:

Groupe Temps Nature Observabilité
Groupe I Présent Naturel Observable
Groupe II Présent Surnaturel Observable
Groupe III Passé - Présent - Future Naturel Inobservable
Groupe IV Passé - Présent - Future Surnaturel Inobservable

On pourrait débattre des notions de présent, passé et future, mais pour simplifier notre raisonnement, nous acceptons les notions communes: un évènement passé s'est déroulé à une période antérieur auquel nous n'avons plus accès. Le présent est instantané accessible. Et le futur n'est pas encore arrivé.
Naturel n'implique pas une entorse aux lois de la nature. Surnaturel implique une rupture des lois de la nature.
Observable, veut dire phénomène qui peut être constaté empiriquement, objectivement, voir reproduit systématiquement. Par conséquent, il n'y a qu'au présent où l'on peut réellement observer et expérimenter. Un phénomène Inobservable n'est pas observable empiriquement. On ne peut pas le constater (mais il peut laisser des indices observables).

Ainsi toute hypothèse qui s'offre à nous, quelle qu'elle soit, peut être catégorisée dans un de ces groupes d'estimation de probabilités.

ATTENTION: une négation, n'est que le contraire d'une affirmation. Une affirmation doit être préalable à une négation. Ce tableau sert à estimer des affirmations, qui si elles sont improbables, font alors pencher la balance du coté de la négation. On ne peut pas utiliser ce tableau pour estimer des négations: les négations ne sont probabilisées qu'en fonction du taux d'improbabilité des affirmations.

Groupe I) Présent + Naturel + Observable

Le présent naturel observable inclue les hypothèses qui peuvent êtres vérifiées au présent, et qui n'impliquent pas une rupture des lois de la nature. C'est également le groupe dans lequel nous sommes en mesure d'établir avec le plus de moyens de mesure possible, la balance de probabilité entre une hypothèse affirmative et sa négation.

Exemple d'une hypothèse affirmative au présent: si je lâche mon stylo en condition d'apesanteur terrestre il va tomber vers le sol.

Chacun sait que la probabilité pour que le stylo tombe est très élevée. Mais interrogeons nous une minute. Comment savons nous à l'avance qu'il y ait de fortes chance que le stylo tombe ? Il faudrait avoir des pouvoirs surnaturels, pour anticiper à 100% ce qui n'est pas encore arrivé. OUI, la probabilité que votre stylo tombera est ÉNORME, mais PAS absolue. Vous n'avez pas été dans le futur, vous ne savez pas ce qui va advenir. Votre anticipation est uniquement du a votre *expérience* du phénomène. Vous avez expérimenté le phénomène, donc anticipez ce qui va arriver.

Ce groupe I) de probabilités, de par les moyens d'estimations sur lesquels il s'appuie, permet de peser avec précision les taux de probabilité de l'affirmation et d'en déduire le poids de la négation inverse. On peut estimer une hypothèse de ce groupe, comme infiniment probable, ou infiniment improbable.
C'est le groupe le plus fiable car les preuves expérimentables, font forcement pencher la balance d'un coté ou de l'autre.

Groupe II) Présent + Surnaturel + Observable

Ce groupe inclue toutes les hypothèses affirmatives qui rompent les lois naturels, et qui sont observables, expérimentables. C'est le groupe où on peut ranger les superstitions.

Exemples extérieurs surnaturels, observables au présent: les phénomènes dits "paranormaux" de type fantômes ou spiritisme. Manifestations divines divers.

Ces phénomènes sont observables dans le présent, donc ils offrent des preuves empiriques vérifiables.
Toute la question est alors de savoir, si ces observations sont correctement interprétées; si elles sont vraiment des phénomènes surnaturels et non des phénomènes naturels mal interprétés. Comme le phénomène est observable, il n'est pas question de foi ou de croyance (on serait alors dans le cas d'une hypothèse de Groupe IV) surnaturel + inobservable). Le problème est que le caractère supposé "surnaturel" d'un phénomène "observable" n'a jamais pu être démontré de manière objective. Si vous pensez avoir des preuves objective d'un pouvoir ou d'un phénomène paranormal, félicitation, vous pouvez gagner un million de dollars en faisant la démonstration ici: http://www.randi.org/site/index.php/1m-challenge.html
Bien souvent, un phénomène est effectivement constaté, mais mal interprété. Ce n'est pas le phénomène qui est mis en cause alors, mais le caractère surnaturel qui lui est attribué injustement. Serait donc considéré comme hautement probable, factuel, tout phénomène directement observable dont les manifestations impliqueraient une rupture des lois de la nature.

Exemples subjectifs: Les voix intérieures, les tunnels de lumière aperçus dans le coma.
On est dans ce cas en droit de se poser la question suivante: qu'est-ce qui est plus probable: que le phénomène surnaturel intérieur reporté par un individu soit le produit d'un cerveau divaguant, déréglé, auto persuadé ou simplement menteur, ou qu'il soit le produit d'une réelle puissance extérieure ? Sans remettre en cause la perception de tels phénomènes chez un individu, on accordera plus de crédit à la première solution, infiniment plus probable que l'intervention d'une puissance tiers. Le témoignage seul est insuffisant à établir le caractère surnaturel de la perception subjective.

Groupe III) (Passé, Présent, Future) + Naturel + Inobservable

Dans ce groupe, nous classons des hypothèses des trois temps, qui ne nécessitent pas une rupture des lois de la nature, mais qui sont inobservables.

Exemple passé: L'empire romain a existé.
Impossible d'observer ce phénomène passé il y a des millénaires. Mais cet événement est possible sans que les lois de la nature aient été rompues. On est dans le domaine du naturel, et donc, pour étayer cette hypothèse, nous allons chercher des indices réalistes nous permettant d'estimer la probabilité de cette hypothèse par rapport à sa négation "l'empire romain n'a pas existé" et déduire la plus probable.
De nombreux "indices" sur l'empire existent: archéologiques et artistiques. Donc, en présence d'une hypothèse naturelle, et d'indices tangibles, on peut sans risque faire pencher la balance du coté de l'affirmative: oui l'empire romain a existé, ou plus exactement: il y a plus de chance qu'il ait existé que l'inverse.

Ce groupe de probabilité, moins fort que le premier en terme de possibilité d'expérimentation et donc d'estimations de probabilité, peut nous présenter des hypothèses plus ou moins plausibles. Certaines de ces hypothèses affirmatives seront étayées par de nombreux indices et donc pourront êtres probabilisées avec plus de précisions, d'autres moins etc etc.

Groupe IV) (Passé, Présent, Future) + Surnaturel + Inobservable

Dans ce groupe, nous classons toutes les hypothèses affirmatives des trois temps, qui impliquent une rupture des lois de la nature. Elles sont par définition inobservables objectivement car il n'y a pas de preuves tangibles, expérimentales qui nous auraient permis de les probabiliser avec précision. Nous sommes dans le domaine de la foi.

Exemple: l'hypothèse pure de l'existence de Dieu, sans forcément de rapport avec des textes religieux. Nous ne sommes pas en mesure de l'expérimenter objectivement, certains y croient, d'autres non. Alors que faire ? En l'absence de preuve objective et experimentable, on ne peut estimer qui de l'affirmation (Dieu existe) ou de la négation (Dieu n'existe pas) est la plus probable.
On pourrait clore le débat ici devant cette impossibilité de trancher. On pourrait dire qu'il est dès lors aussi raisonnable de choisir la croyance, plutôt que l'incroyance puisque les deux positions sont équilibrées.
Mais est-ce vraiment le cas ?
Dans le cas où aucun preuve empirique ne peut nous aider à estimer, y a-t-il vraiment autant de chance entre l'affirmation et la négation ? Nous pensons que non, et que cette position est intenable car avec une telle approche des choses, et puisqu'on est sans preuve vérifiable, il faudrait accepter que toute élucubration soit aussi probable qu'improbable et donc considérer sur un même plan toute hypothèse indémontrable: par exemple on pourrait déclarer croire que l'univers ait été crée par un groupe de dragons à trois têtes.... et puisque cette hypothèse, cette "croyance" est inaccessible empiriquement, dans un sens comme dans l'autre, elle devrait bénéficier également de la même probabilité que l'hypothèse de Dieu, c'est a dire une chance sur deux.
Hors, tout individu sain d'esprit ne peut soutenir qu'il y ait une chance sur deux pour que l'univers ait été crée par une tribu de dragons à trois têtes.... le raisonnement religieux pour justifier par équilibre de probabilité une croyance en un dogme surnaturel inclue en lui même les arguments de son discrédit dès lors qu'il admet ne pas avoir de preuve empirique, car il est forcé d'accorder une probabilité égale à une infinité d'absurdités imaginables, contradictoires et très improbables par défaut. CQFD: sans preuve observable, toutes les inventions surnaturelles dogmatiques et affirmatives (religieuses et autres) sont au même niveau de probabilité que nos dragons: non pas au degré d'une chance sur deux; mais au degré d'une chance sur une quasi infinité du coté de la négation.
La foi en une hypothèse surnaturelle et inobservable n'a rien de digne, mais est une dangereuse boite de pandore sur un monde infini de fabulations avilissantes.

Nous préférons bâtir notre système de considérations sur la capacité à observer et expérimenter les hypothèses: toute affirmation du groupe IV, surnaturelle et inobservable / inexpérimentable quelle que soit la situation dans le temps, est peu probable jusqu'à manifestation observable, mesurable du contraire. Ce qui est observable, expérimentable est plus probable. Une hypothèse affirmative qu'on a les moyens d'estimer et dont on établi un haut taux de probabilité est digne de considération et peut servir à bâtir les connaissances sur lesquelles reposent des sociétés viables.

Si le technoptimisme ne nie pas totalement la probabilité de l'existence d'un ou des Dieux, cette hypothèse est donc considérée comme très improbable, indigne de préoccupation.

Ce raisonnement et ce tableau de classement des hypothèses se révèle très pratique et peut servir à se positionner face à de toute hypothèses affirmatives. Lire notre FAQ pour lire d'autres exemples de notre positionnement face à d'autres hypothèses telles le créationnisme ou l'existence d'une vie extraterrestre.

Pour résumer ce point:
* Face à une hypothèse affirmative + naturelle, deux possibilités:
--- elle est observable, expérimentable => on peut précisément estimer son taux de probabilité, ou du moins estimer qui de l'affirmation ou de la négation, est plus probable.
--- Elle n'est pas observable => on recherchera des "indices" naturels pour estimer sa véracité; la balance entre affirmation et négation.
* Face à une hypothèse affirmative + surnaturelle, deux possibilités:
--- elle est observable, expérimentable => Il faut démontrer le caractère surnaturel du phénomène observé pour que l'hypothèse puisse être mesurée.
--- elle n'est pas observable => elle doit par défaut être considérée comme infiniment improbable.

C. Impasse morale

-La divinité immorale ou amorale
Dans la partie précédente nous avons abordé les religions du point de vue de la véracité des dogmes.
Quant bien même nous accepterions ces dogmes et Dieux pour vrais, les religions, abrahamiques du moins, par la conception de Dieu qu'elles nous présentent, nous semblent définir une puissance divine fondamentalement problématique moralement parlant.

Il y a en effet une incompatibilité entre l'idée d'un Dieu à la fois juste et omnipotent tel le Dieu abrahamique, et le fait que l'innocence ne soit pas un rempart à la fatalité.

Par omnipotent, nous entendons avec tous les pouvoirs, dont celui d'agir. Le Dieu abrahamique est omnipotent.
Par juste, nous entendons un système de cohérence morale influencé par nos actes: qui fait le bien est récompensé / favorisé, qui fait le mal puni / défavorisé.
Par mal, nous entendons, la nuisance brutale à l'intégrité physique et psychique d'un autre individu par autre un individu au libre arbitre.

Les nouveaux né sont des êtres innocents: ils n'ont pas pu faire le mal ni exercer leur libre arbitre. Pourtant, de par le monde, des milliers de nouveaux nés meurent dans d'atroces souffrances, à la suite par exemple, de catastrophes naturelles.

Si Dieu était juste et omnipotent, il devrait à notre sens intervenir pour empêcher que la fatalité ne puisse s'abattre sur le nourrisson.

Or, si il ne le fait pas, c'est que soit:

-Dieu agit sur notre monde et pourrait empêcher la fatalité de l'innocent, mais il est totalement hors de la morale humaine et poursuit des dessins incompréhensible sans nécessairement avoir de mauvaises intentions (amoralité). C'est lui qui choisi qui épargner, qui laisser vivre et combien de temps, et il jette ses anathèmes de mort au grès de sa propre morale monstrueuse selon nos standards. Dans ce cas, il serait à notre opinion, de notre devoir de nous écarter d'un tel Dieu dont les standards moraux sont bien en deçà des systèmes de justice mis en place par les sociétés humaines les plus avancés.

-Dieu a une morale compréhensible, mais décide de ne jamais intervenir dans le affaires humaines car tous les comptes seront réglés après la mort. Le passage dans le monde terrestre est totalement soustrait à l'influence de Dieu et à toute idée de justice divine: un nouveau né innocent peut mourir la bouche ouverte, un bourreau nazi couler de paisibles jours en Amérique du sud. Par conséquent aucune prière n'influence le cours de évènements. Aucune religion, action, bonne ou mauvaise non plus. Dans ce cas, la vie terrestre n'a aucune valeur: il n'y a rien a faire pour espérer échapper à la fatalité terrestre: seul compte l'après mort, la vie n'étant qu'une zone de test ou la fatalité est totalement arbitraire.
Il serait bon que tous ceux qui tiennent la vie en estime tentent d'échapper à un tel système morbide.

-Soit Dieu ne peut pas intervenir dans les affaires humaines mais il perd son caractère omnipotent, et là encore c'est à nous de nous prendre en main intégralement.

-Il faudrait également se défaire d'un Dieu haineux qui continuerait à persécuter ou laisser persécuter des innocents pour un "pêché originel" commis il y a des millénaires par d'autres.

-Et si c'est le Diable qui est à l'origine des tremblements de terre dont sont victimes des milliers de nouveaux nés de par le monde...... alors il n'y a pas de solution, car le diable arrive à massacrer même les innocents qui n'ont pas encore eu la possibilité d'exercer leur libre arbitre ou de se laisser tenter; il y a non assistance à personne en Danger de la part du Dieu omnipotent et juste: même les humains les plus purs n'ont aucune chance d'échapper au malin.

Dans tous les cas il y a une incompatible entre la fatalité du nouveau né, et l'idée d'un Dieu à la fois omnipotent et juste.

- Les croyants
Si la divinité est immorale ou amorale, la caution morale des croyants est aussi un problème en soit.
Le blasphème (une liberté de parole), l'incroyance (une liberté d'opinion) sont dans certaines religions punis de tourments éternels (torture) après la mort.
Comment le croyant d'une religion peut il accepter d'adorer et de suivre les préceptes d'un Dieu qui enverrai à la torture éternelle un individu qui ne croirait pas en Lui ? C'est en suivant ainsi aveuglement de telles conceptions doctrinaires et en ayant délégué sa propre conscience, son jugement, que des groupes entiers de personnes ont pu se laisser entrainer à commettre violences et crimes.... l'Histoire regorge de tels phénomènes.

La démocratie, l'humanisme, le droit, ont largement dépassé les textes religieux, quels qu'ils soient, pour servir à façonner une société toujours plus juste et respectueuse de la dignité humaine. Nous n'acceptons pas d'un dirigeant politique, ce que nous acceptons du Dieu des religions monothéistes ou polythéistes. Il n'y a aucune raison valable à cela si ce n'est la soumission à la terreur ou à l'amour d'une divinité qui ne le mérite pas.

D. Le paradis.... non merci, laissez moi choisir !

Quand bien même nous accepterions les dogmes, quand bien même nous accepterions le système morale religieux.... nous aimerions avoir notre mot à dire sur le paradis.
Bien entendu, personne ne désir rôtir en enfer pour l'éternité, disparaitre dans le néant, ou encore être réincarné en scarabée.... visions charmantes que nous promettent les religions si nous n'avons pas été sage ou tout simplement pas croyant.

Le technoptimiste n'aimerait PAS NON PLUS quitter ce monde pour finir au paradis ou être réincarné. C'est ici, sur terre que nous voulons vivre. Nous voulons résoudre nos problèmes ici bas, et continuer à apprécier notre vie entouré de nos proches.
Donc même si le Paradis ou la réincarnation s'offraient à nous, nous aimerions pouvoir décliner l'invitation et rester ici.

C'est une question de liberté et de CHOIX; même les promesses les plus agréables des religions ne nous paraissent pas souhaitables, quand bien même elles seraient vraies. Encore faudrait il s'entendre sur QUEL paradis, de QUELLE religion, mais nous retombons là encore dans le dilemme des multiples religions comme vu plus haut dans le chapitre "A. De nombreuses religions contradictoires".... nous vous invitons plutôt à lire notre page "visions du futur" dans laquelle nous partageons notre enthousiasme à vivre sur ce monde et ce que nous y ferions si nous pouvions y vivre plus longtemps.

POINT DE VUE DU TECHNOPTIMISME

Nous considérons l'existence de Dieu, comme étant actuellement indémontrable. Ce qui ne veut pas dire qu'il y ait autant de chance pour qu'il existe qu'il y ait de chance pour qu'il n'existe pas: tout ce qui est inobservable et surnaturel, a pour nous infiniment peu de chance d'exister, jusqu'à manifestation observable du contraire. (voir raisonnement plus haut: B. L'existence de Dieu, une hypothèse affirmative peu probable).

Si toute probabilité est non nul, nous hiérarchisons les probabilités, et accordons à ce qui est inobservable, inexpérimentable, une probabilité infiniment faible. Ce qui a une probabilité infiniment faible, est indigne de préoccupation.

Un Dieu existe il ? Nous ne savons pas, mais la probabilité est très faible.
Y a-t-il une vie après la mort ? Nous ne savons pas, mais la probabilité est très faible.
Y a-t-il un chat botté quelque part sur la surface de Pluton ? Nous ne savons pas, mais la probabilité est tout aussi faible.
Aurons nous un jour les réponses à ces questions ? Peut être.

Ainsi nous n'écartons pas absolument l'hypothèse de l'existence de Dieu aussi infime soit elle: nous pourrions envisager que l'univers ait été volontairement crée par un Dieu. Mais pourquoi pas par DES Dieux ? Ou par une civilisation de chameaux ? Notre hiérarchisation des possibilités s'applique parfaitement: en présence de ces trois hypothèses inobservables, inexpérimentables et surnaturels de création de l'univers, nous ne pouvons hiérarchiser, ni avoir le moindre degré de précision et dire laquelle est la plus probable: ces trois possibilités ou tout ce que nous pourrions inventer d'aussi absurde, sont infiniment peu probables par défaut, toutes au même niveau, mais non nulles.

A contrario, nous établissons des connaissances, des faits, en fonction de l'observation et de l'expérimentation. Ce qui peut être expérimenté et observé objectivement, répété raisonnablement, est plus probable, et permet de créer des connaissances. Toute connaissance est bâtie en fonction d'expérimentations et d'observations préalables.

Nous pouvons appliquer la méthode de classification des hypothèse en fonction de la possibilité de hiérarchisation des probabilités à tout système de croyance basé sur le surnaturel, afin de conserver une certaine hygiène psychique, nous empêchant de sombrer dans l'irrationalité en croyant à n'importe quoi [l'infiniment improbable] sous prétexte de foi, tout en gardant un esprit ouvert en considérant toute possibilité comme non nulle, nous autorisant à chercher dans toutes les directions mais nous souciant des plus probables, désignées ainsi grâce à l'observation et l'expérimentation.

Alors en quoi croient les technoptimistes en ce qui concerne l'après mort ? Nous n'avons pas de croyance. Nous sommes bien incapable d'affirmer ce qu'il y aura. Nous ne pouvons pas observer ni expérimenter. Nous ne savons pas. Toutes les affirmations des religions, contradictoires, inexpérimentables sont trop improbables. Alors peut-être que, comme avant notre naissance, il n'y a rien ? Peut nous importe: notre objectif est clair: rester ici le plus longtemps et profiter de la vie. C'est en cela que la position technoptimisme est difficile à accepter et demande une réelle maturité de réflexion: nous ne promettons rien, ne garantissons rien, et en attendant que l'on puisse un jour éventuellement repousser thérapeutiquement les limites de la durée de vie humaine.... nous devons nous contenter de l'inconfort de notre ignorance. Voila une bonne raison de hâter le développement technologique ;) .

LE TECHNOPTIMISME EST-IL UNE RELIGION ?

Même si il peut aussi nourrir les questionnements spirituels, le technoptimisme n'est bien sur pas une religion, pas plus que ne le sont le capitalisme, le socialisme ou l'écologisme.

Contrairement aux religions, le technoptimisme n'est ni:
- un dogme
- porteur d'une message divin
- issu d'un prophète ou révélé par une puissance supérieure
- détenteur d'une quelconque vérité
- l'explication au "pourquoi" de notre univers
- une garantie de vie éternelle
- fondé sur le surnaturel

Le technoptimisme défini un ensemble de valeurs et de notions établies en dehors de tout ordre cosmique justificateur dictée par une / des divinités. Ces valeurs et notions sont destinées à fédérer des individus désireux d'œuvrer ensemble pour accélérer le développement de solutions technologiques en vue d'un but: préserver dans la mesure du possible l'être humain de la dégradation biologique, jugée comme non souhaitable. Le technoptimisme n'offre aucune promesse.

ATHÉISME ET AGNOSTICISME

Pourquoi ne pas avoir déclaré le technoptimisme "athée" ou "Agnostique" ? Parce que, même si notre mouvement a des éléments en commun avec ces doctrines, il est divergent sur un certain fond. De plus, les notions d'athéisme et d'agnosticisme sont confuses.
Certains athées affirment la non existence de Dieu, ce qui est finalement une croyance. Le technoptimisme lui ne nie pas, mas considère très peu probable. Alors certains athéistes font une distinction entre athéisme "fort" (négation) et athéisme faible..... l'athéisme faible se rapprochant alors de l'agnosticisme à tel point que les deux notions peuvent êtres confondues. Nos positions sont très proches de celles de certains agnostiques comme Robert G. Ingersoll (lire son texte Why I am agnostic).... mais d'autres agnostiques se déclarent "théistes agnostiques" et croient en un Dieu tout en reconnaissant ne pas avoir de preuve (domaine de la foi) !

Entre confusion et mélange des genres, nous avons préféré nous distancer. Nous ne sommes ni athée, ni agnostique, mais technoptimiste, le technoptimisme étant un ensemble de valeurs et de positions cohérentes. La position technoptimiste en ce qui concerne les questionnements divins et irrationnels, est exposée sur cette page, seule référence fondatrice de notre point de vue.

Nous ne sommes pas figés, et notre position peut être amenée à se raffiner.

ENRICHISSEMENT CULTUREL TEMPOREL

Nous avons vu pourquoi les religions étaient inéluctables. Nous avons vu les impasses auxquelles elles conduisaient, tant sur le plan de leur véracité que de leur implications morales.
Tout n'est bien sur pas à jeter au pays des religions. Les textes religieux, les exégèses, fourmillent de témoignages passionnants de la pensées humaine et pour cause, pendant des millénaires, des humains se sont interrogés sur les multiples aspects de notre monde et ont fait part de leurs réflexions; la profondeur des textes peut impressionner positivement et apporter des réponses. Il y a forcément un enrichissement culturel à tirer des textes religieux, dès lors qu'on est libre d'y apposer son propre regard temporel libre et critique, en considérant le passages aberrants pour ce qu'ils sont; des tentatives désespérées pour donner un sens à ce qui n'en a aucun.

Le technoptimisme considère les religions comme témoignages historiques dignes d'intérêts et d'études. On ne peut s'empêcher d'être impressionné en visitant une pyramide d'Égypte ou une cathédrale, par le génie dont les Hommes ont fait preuve pour tenter de courtiser la mort avec ces offrandes architecturales. Qui n'a pas visité la pyramide de Gizeh ou la cathédral de Notre-Dame de Paris, a raté quelque chose !

Attachées à la vie mais incapables de la sauvegarder, les religions proposent explications et moyens de continuité post-mortem. Ces conjectures et les rituels qui en découlent sont des solutions insatisfaisantes, pour les divers raisons évoquées ci-dessus. Cette page n'a pas été construite pour conduire un simple exercice d'opposition aux religions, qui comme nous l'avons vu apportent un réel réconfort et ont joué leur rôle temporel. Cette réflexion est plutôt le fruit de la stupéfaction et de la lassitude du constat d'une certaine résignation à accepter l'état de fait des souffrances cauchemardesques que nous avons à endurer à cause de notre biologie périssable.
Cette fatalité flottante et les conceptions religieuses associées sont issues d'un temps d'ignorance aveugle où nous n'avions d'autre choix que de subir sans rien pouvoir faire ni comprendre. Aujourd'hui et même si nous n'avons pas encore les moyens de résoudre tous nos problèmes, nous pouvons d'expérience anticiper de nouveaux procédés solutionnistes; nous SAVONS infiniment plus de choses. Nous savons que la recherche scientifique et technologique ont les capacités de nous faire avancer, vers des horizons moins archaïques. Qu'attendons nous pour hâter la pas ?

Sources

[1] http://www.adherents.com/